| L'opinion
européenne en 2009
Dominique REYNIÉ (Dir.)
Prix : 1 8€
Sortie : mars 2009
ISBN : 978-2-915752-44-1
Extraits de l'ouvrage
Comme le montrent les résultats
de la vague 69 de l’Eurobaromètre (1),
la globalisation impressionne les Européens.
Ce n’est pas le monde qui devient plus pauvre,
ce sont les Européens qui perdent l’avance
qu’ils avaient su gagner au cours de leur histoire.
La crainte d’une paupérisation est associée
à l’idée d’un déclassement
collectif programmé. L’inquiétude
est mesurable partout en Europe. Elle s’exprime
encore avant tout sous la forme d’un scepticisme
vis-à-vis des gouvernements nationaux, de leurs
capacités à peser sur la marche du monde.
C’est ce que je nomme le stato-scepticisme. La
crise économique le renforce dans un premier
temps, mais faute d’une stratégie européenne
visible et efficace, ce scepticisme atteindra ensuite
l’Union elle-même. La combinaison d’un
stato-scepticisme et d’un euroscepticisme favorisera
l’affirmation d’une opinion protestataire
pesant sur les élections nationales et européennes,
favorisant l’émergence d’élites
politiques spécialisées dans la surenchère
souverainiste.
Dominique Reynié
Jusqu’à très récemment,
il était possible de résumer, de manière
à peine abrupte, la politique énergétique
européenne en 2 phrases simples : « Que
fait notre gaz sous votre toundra ? »
(c’est la faute des Russes) et « Les marchés
nous sauveront » (confions notre électricité
aux traders de la City et nos problèmes seront
résolus). La crise financière qui déferle
sur la planète comme, auparavant, les inquiétudes
liées à la hausse du baril de pétrole
s’approchant des 150 dollars ont modifié
la donne, en amenant sur le devant de la scène
des éléments quelque peu négligés
jusque alors. La nécessité d’investissements
massifs par la puissance publique dans les infrastructures
de transport d’énergie (avec effet de relance
keynésienne à la clé), et la priorité
donnée aux économies d’énergie
et à la réduction de la demande à
la suite d’une prise de conscience que nous entrons
dans une nouvelle ère dans laquelle en dépit
de la chute brutale des prix en fin d’année
2008, l’énergie demeurera un produit onéreux.
Le nouveau consensus est d’autant plus remarquable
qu’il est en contradiction presque parfaite avec
le précédent, qui a prévalu jusqu’à
l’été 2008.
Jérôme Guillet
Majoritairement favorables à la
mondialisation, les Européens souhaiteraient
néanmoins que celle-ci soit mieux régulée.
En 2003, plus de 6 citoyens sur 10 (62%) estimaient
que le processus de mondialisation pouvait être
contrôlé et régulé de façon
efficace. Cette opinion était majoritaire dans
11 des 15 Etats membres de l’époque. La
demande de réglementation vient aussi bien des
Européens les plus sceptiques quant au développement
de la mondialisation (58%) que de ceux qui y sont plus
favorables (57%). En 2003, 56% des Européens
estimaient qu’il était nécessaire
d’établir des règles pour maîtriser
le développement de la mondialisation. C’est
au Sud du continent (Italie, Grèce, Portugal,
France, Espagne) que la demande était la plus
forte et au Nord (Finlande, Autriche, Pays-Bas, Danemark,
Suède) qu’elle était la plus faible.
Elvire Fabry
14- Les clubs de football les plus riches
| Real
Madrid |
351 |
| Manchester
United |
315,2 |
| FC
Barcelone |
290,1 |
| Chelsea |
283 |
| Arsenal |
263,9 |
| Bayern
Munich |
223,3 |
| AC
Milan |
227,2 |
| Olympique
lyonnais |
140,6 |
|
| Recettes
commerciales (en millions d’euros) des clubs
de football en 2007. Source : Deloitte |
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1 - Printemps 2008.
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