Le livre : Les pays scandinaves semblent aujourd’hui cumuler toutes les performances : l’économie y est plus compétitive, l’indice de bonheur plus élevé, les relations sociales plus harmonieuses et le niveau de corruption plus faible que dans tous les autres pays industrialisés.
Maire-Laure Le Foulon montre que ces performances s’inscrivent dans une histoire et une géographie particulières, marquées par un isolement contraint et un climat rude, mais aussi par l’éthique du luthérianisme, la proximité de la nature, le goût de l’innovation et de l’action tout autant que de la simplicité, et une passion, plus concrète qu’en France, pour l’égalité.
L’éthique protestante et coopérative, relayée par la social-démocratie, a permis aux pays scandinaves de bâtir un Etat-providence qui, de triomphant qu’il était dans les années 1970, a su surmonter les difficultés des années 1980 et s’adapter à la globalisation des années 1990.
C’est en misant sur la formation, l’innovation et la recherche que ces petits pays ont su trouver leur place dans l’économie mondialisée, certaines de leurs entreprises, comme Nokia, H&M et Ikea, se classant parmi les toutes meilleures au monde.
Sur le plan des mœurs, les sociétés scandinaves sont parmi les plus libérales de la planète ; les droits et la place des femmes, notamment, continuent à servir de modèle dans toute l’Europe. Enfin les droits sociaux, en matière de chômage ou de retraite, par exemple, s’accommodent parfaitement du très haut niveau de compétitivité exigé des entreprises.
Les pays scandinaves réussissent ainsi à concilier flexibilité et sécurité du travail, forte productivité et taux élevé de prélèvements obligatoires, liberté, solidarité et égalité.
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